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Notre époque sous le regard d'une philosophie plurimillénaire qui conserve toute sa modernité.

13 avril 2006

LA PHILOSPHIE - INTRODUCTION

LA PHILOSPHIE - INTRODUCTION

Courant de pensée plurimillénaire, précédant toutes les traditions, orientales et occidentales, le Taoïsme est toujours étonnant de modernité. Il n’est jamais sectaire. Il se veut source de Vie, de joie, de bonheur, de liberté, de salut ici et maintenant pour tous, sans exception. Il dépasse, et de loin, à mon sens, en efficacité toutes les autres techniques de recherche, de connaissance, de maîtrise et de développement de soi. Il me semble même que la plupart, même parmi les plus modernes, s’en inspirent, quoique certaines en soient de bien malheureux avatars. LeTao te king, sans cesse commenté, occupe toujours une place prépondérante dans la vie spirituelle de millions d’individus, sous toutes les latitudes. Apporter des réponses toutes faites serait contraire à son essence même. Jamais pensée ne fut moins dogmatique, plus respectueuse de la liberté de chacun.

Il a su, malgré les vicissitudes de son histoire et de celle des hommes, rester d’une étonnante modernité et demeurer parfaitement adapté à l’homo dit sapiens contemporain, tant par les principes universels et intemporels qu’il développe que par le fait qu’il est le contraire absolu d’une doctrine rigide, dogmatique et intolérante. Tout en souplesse, et en ouverture, le Taoïsme a su s’adapter à toutes les époques et à toutes les cultures. Il continue d’inspirer comme à ses premiers temps, des millions de chercheurs dans le monde, sous toutes les latitudes. A cette charnière entre deux millénaires, je reste convaincu qu’il constitue l’un des meilleurs instruments possibles de compréhension et de développement de soi, d’ouverture et d’appréhension du monde naturel et humain, de la place que chacun occupe dans l’Univers, du rôle spécifique qu’il doit y jouer, du devenir individuel de chacun et du devenir collectif de notre espèce sur cette planète. Il n’a jamais cessé d’être une source inépuisable d’inspiration pour tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté qui, dans un souci de croissance personnelle commun à tous, veulent s’affranchir des préjugés simplistes, des à priori nuisibles, se comprendre et comprendre le monde qui les entoure afin d’y vivre mieux, afin d’y mieux vivre. Il nous offre une image simple, claire, pour ne pas dire lumineuse de l’Homme et de sa destinée. Il nous le présente non pas venu au monde, y surgissant ex nihilo, mais issu de ce monde, à l’image de la Nature dont il est le parfait microcosme. Lui appartenant corps et âme, il est, comme elle, en perpétuelle expansion car constamment créateur et re créateur de lui - même, dans un mouvement perpétuel. Sans jamais porter atteinte aux convictions de chacun, ou simplement être en contradiction avec elles, sa doctrine apporte non pas des réponses toutes faites, mais toutes les questions nécessaires pour tenter de trouver une réponse personnelle à toutes ces interrogations que l’Homme lance dans la nuit vers le Cosmos depuis qu’il a pris conscience de lui - même et de cette place particulière qu’il occupe entre Ciel et Terre, du rôle qu’il y joue et qui n’appartient qu’à lui, sur la manière de mener sa Vie et sur le sens à lui donner, depuis que l’Humanité s’est ouverte à sa dimension spirituelle.

Le Taoïsme est, à mon sens, une pensée des plus simples et élevées à la fois qui ne rejette rien, qui ne condamne rien, à qui rien de ce qui est humain n’est indifférent. D’une infinie indulgence pour les égarements, les erreurs, de l’être humain, lucide, car sans illusion sur sa nature, il a en cet être humain et en ses potentialités de perfectibilité, une confiance indéfectible. Il accorde à chacun, quelques soient ses pensées, ses paroles, ses actes, sa nature, ses origines, d’infinies potentialités de développement. A ses yeux, aucun être humain ne peut être définitivement perdu, irrécupérable tout simplement parce qu’il est un être humain et que nul ne peut lui contester, lui nier, lui retirer son humanité. Pour lui tous les hommes ont la même origine, origine commune à tous les êtres vivants. Les particularités des différentes races humaines sont autant de caractéristiques dues à la variété des différents terrains auxquels il a bien fallu s’adapter. Voilà qui offre d’intéressantes perspectives de réflexion. Les anciens Sages considéraient n’avoir aucun droit, aucun avantage supplémentaires, ne ressentaient aucune espèce de supériorité, ne se considéraient jamais comme étant d’une essence particulière. Aucune différence entre eux et l’idiot du village! Un homme est un homme, quel qu’il soit. Son humanité est une valeur absolue. Leur état de Sage ne leur donnait rien de plus que le devoir de mettre, modestement, sans tambour ni trompette leur Connaissance au service des hommes et des femmes de leur temps et de leur lieu. On n’a jamais vu un Sage taoïste rechercher le pouvoir et la gloire. Ou alors, c’est qu’il n’était pas vraiment ce qu’il prétendait être.

Il est tout à la fois, et ce depuis ses origines, une philosophie que certains appellent à juste titre une métaphysique, une science de la Vie et une pratique. Les trois forment un tout indissociable dans une vision globale et unificatrice de l’Homme et de l’Univers. Science et philosophie sont les deux facettes d’une même réalité qui s’exprime concrètement dans la pratique. Et c’est bien là ce qui fait non seulement tout son intérêt, mais aussi ce qui en fait cet Art de vivre unique dans l’histoire de la pensée humaine, du moins à ma connaissance. Il nous rend intelligible les grands principes qui gouvernent l’Univers, les mécanismes qui, de toute éternité, y font apparaître et y développe le fabuleux processus vital. Il éclaire tout être humain, partie intégrante du Cosmos, sur le sens et la conduite de son existence, dans le respect des Lois naturelles pour le plus grand bien de chacun et celui de tous. Sans jamais chercher à le contraindre, il l’invite à se maintenir dans une relation au monde et à lui même dépourvue de toute agressivité, dans une totale innocuité vis à vis des êtres animés qu’il rencontre, au delà de toute compétitivité, dans une confiance absolue en la Vie. Il l’encourage à rester souple, non résistant, pour se conformer aux rythmes universels et aux modifications qu’ils impliquent, ce qui est le fondement de la Sagesse et du bonheur dans l’unité retrouvée avec le Cosmos, à la recherche de sa Source, c’est à dire de soi - même.

Posté par francoisdalayrac à 10:44 - GÉNÉRALITÉS - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

L'un dans l'autre

Je crois très sincèrement que comme dans le bouddhisme quand on commence à comprendre les deux concepts d'interdépendance et d'impermanence on ne sent plus seul et ce sentiment ne peut être que passager.Le taoisme développe cette idée de vision uniciste et évolutive.Krishnamurti disait que la vérité est un pays sans chemin, idem, chacun doit trouver sa voie et chacun est la voie...

Posté par anima, 29 décembre 2007 à 18:31

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