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Notre époque sous le regard d'une philosophie plurimillénaire qui conserve toute sa modernité.

09 janvier 2007

LA SUBLIME VOIE DU YIN ET DU YANG

LA SUBLIME  VOIE DU YIN  ET DU  YANG II


LE FÉMININ ET LE MASCULIN

“L’Homme procède de deux principes, le Ciel yang immatériel, et la Terre yin, matérielle. Ainsi, le Yin et le Yang représentent chez l’Homme envers et endroit, intérieur et extérieur, femelle et mâle. Ils se répondent mutuellement comme le Yin et le Yang du cosmos.


Introduction :


Parvenu au plan humain, je parlerai plutôt de Féminin et de Masculin, réservant Yin et Yang au plan universel. Cela uniquement pour la clarté de l’exposé. Est - il nécessaire de le re - préciser ici, la Femme et l’Homme sont le Yin et le Yang microcosmiques  réplique exacte du Yin et du Yang macrocosmiques. Ils sont donc gouvernés eux aussi par les principes d’interdépendance et de complémentarité, d’opposition, d’engendrement mutuel, de croissance / décroissance et de transformations mutuelles.

Comme tout ce qui constitue le créé et l’incréé, l’Homme est doué de Yin et de Yang. En toute Femme croît un Homme et en tout Homme grandit une Femme. La Femme engendre l’Homme dont elle procède et l’Homme engendre la Femme dont il émane. Si nous y regardons  de plus près, nous nous apercevons nécessairement que les choses entre eux ne sont pas aussi tranchées que l’on a tendance à le croire. La frontière entre les sexes n’est certainement pas aussi définitive et étanche qu’on le prétend généralement, bien au contraire. L’Homme et la Femme ne sont pas deux entités séparées l’une de l’autre par d’irréductibles différences. Ils sont absolument de même essence, co - existant harmonieusement de natura. Ils se correspondent, se répondent, différents et pourtant semblables, se découvrant, se connaissant à travers l’Autre, tout à la fois son reflet et son miroir.

Dire qu’ils sont interdépendants, c’est signifier que l’existence de l’un est la condition sine qua non de celle de l’autre et inversement. L’un ne peut exister sans l’autre. Ceci est fondamental. Il n’est pour chacune / chacun d’entre nous aucune Vie possible sans l’Autre, non seulement sur le  plan strictement biologique, mais aussi sur les plans psychique et spirituel. On ne peut imaginer un instant le Ciel sans la Terre, la plante sans la graine, la tige sans la fleur, la nuit sans le jour,  l’eau sans le feu, etc..., à l’infini. De même on ne peut concevoir l’Homme sans la Femme. Mars et Vénus viennent et vivent bien de et sur  la même planète. Ils sont bien nés ensemble pour vivre ensemble. Ils sont les deux faces d’une seule et même entité aussi indissociables que la paume et le dos de la main

Fuir le sexe opposé comme le préconisent certaines religions revient fatalement à s’amputer de la moitié de soi. C’est ni plus ni moins qu’une attitude suicidaire en ce sens qu’elle nous prive de ce qui constitue et justifie notre humanité. Sa recherche et sa fréquentation, intellecteulle, affective et sexuelle, sont dans l’ordre de la Nature. C’est la condition sine qua non de l’évolution de l’individu et de l’espèce. Mais plus encore. On  ne peut envisager le macrocosme sans le microcosme. On ne peut concevoir l’Univers sans l’Homme et l’Homme sans l’Univers. Ce sont deux aspects indissociables d’une seule et unique réalité intelligible et cohérente. Et considérons, à l’instar des Taoïstes encore, que le Femelle et le Mâle, dans le Vide médian, portés par la Terre et soutiennant la Ciel, les connectent énergétiquement l’un à l’autre. C’est définir là le rôle essentiel de l’être humain, sommet de l’évolution, pivot central de la Manifestation. C’est également comprendre que des relations entre le Féminin et le Masculin dépendent l’harmonie et l’équilibre universels, et que tant que les relations entre les sexes restent en accord avec les Lois du Yin et du Yang, la bonne marche du monde est assurée.

Ce que l’on appelle communément “la guerre des sexes”, comme toutes les guerres mais plus encore que toutes les formes de conflits parce qu’elle les génère toutes est un phénomène contre nature, dangereux pour toute la Création où règne, selon ses Lois, une paisible, nécessaire et vitale opposition / complémentarité entre les contraires. Cette guerre qui nous semble inéluctable, à l’image de tous les conflits, caractérise notre seule espèce humaine.  Le lion et la lionne, l’oiseau et l’oiselle, le chat et la chatte ne se livre aucune guerre. Ils vivent leurs désirs sans se poser de question, préférant la parade amoureuse qui parfois certes n’est pas totalement dénuée de violence, mais ce n’est qu’un jeu. D’ailleurs s’il y a combat entre les mâles pour une femelle, il n’y a que très rarement mort de l’un ou l’autre des protagonistes. Ils ne luttent pas comme des ennemis pour une forme de pouvoir, mais pour la continuité de la Vie à travers la perpétuation de leur espèce.

Et le plus souvent, l’amour entre deux individus, enfin ce qu’ils appellent l’amour, se résume à une lutte ardente pour le pouvoir. Et il me faut le reconnaître, à mon grand désespoir, l’Homme est largement responsable de ces relations déplorables entre les sexes dans son sentiment absurde de supériorité. Aussi loin que nous puissions remonter dans notre mémoire, le Masculin, à contrario des Lois naturelles, prédomine. Il impose sa dictature au Féminin qui ne peut plus agir dans le monde. La loi de l’alternance ne peut plus jouer. Il a une conception totalement erronée de la virilité qu’il ne conçoit qu’agressive, brutalement dominatrice. Dans une compétition sexuelle belliqueuse, il ignore que la véritable virilité n’est jamais violente. Et cette attitude saborde toutes leurs relations y compris leur sexualité. Violent, plus par éducation que par nature, il attaque et se conduit comme un soudard avec sa partenaire pour la dominer et la soumettre à sa loi. Cette dernière l’esquive pour s’en protéger et retourne ses armes contre lui. C’est  un combat sans fin dans lequel il n’y a jamais de vainqueur mais à coup sûr deux vaincus dans une relation sado - masochiste dénuée de sens et à laquelle personne ne désire réellement mettre un terme. Le plus bel exemple pour illustrer mon propos est l’union sexuelle. L’Homme y fait preuve de sa force illusoire, plus soucieux de ses performances prétendument viriles, satisfaisantes pour son seul ego, au détriment de la pleine satisfaction de sa partenaire. Mais cet Homme si fort, dès lors qu’il a éjaculé perd cette érection dont il est tellement fier, symbole même de sa mâle surpuissance. Sans elle, il n’est plus rien. Il est alors à la merci de la Femme presque toujours sexuellement plus forte que lui. Le “faible et doux” Féminin vient à bout de la brutalité du Masculin, l’eau du Yin éteignant toujours le feu du Yang. Et sa compagne d’étreinte, hors du lit, sait bien lui faire payer sa brutalité et sa frustration. C’est ainsi que cette guerre qui prend naissance au lit perdure en dehors du lit. Et alors, même en faisant l’amour, ils restent deux étrangers l’un pour l’autre, irréductibles ennemis quand à ce moment là ils devraient parvenir à une totale fusion. Et cet acte créateur s’il en est n’en devient qu’une vaste entreprise de démolition mutuelle.

La Femme et l’Homme, j’en suis convaincu,  sont programmés pour vivre ensemble sans violence, dans une parfaite égalité.  L’idée d’une quelconque  suprématie d’un sexe sur l’autre est une hérésie contre nature. Dans une prise électrique le positif est - il donc supérieur au négatif? Opposés, certes, mais nécessairement complémentaire pour que le courant puisse passer. Pour que cette situation, absurde s’il en est cesse, il faut en passer par l’indispensable réconciliation des contraires, réaccorder le Féminin et le Masculin. Ce dernier doit renoncer à son état de surpuissance et accepter de reconnaître et de se soumettre à la puissance du Féminin, naturellement égale à la sienne. Il lui faut comprendre que c’est le faible qui soumet le fort, le doux  le brutal, le mou le dur. Lao tseu et autres vieux Maîtres savaient de quoi ils parlaient quand ils disaient que c’est l’eau qui use le rocher et non l’inverse. Et je suis absolument persuadé que la Femme, d’instinct, sait ce que sont virilité et féminité et quels sont réellement leurs liens. C’est donc sous son influence qu’il cessera d’imposer un rapport de forces à sa compagne. Car c’est elle qui détient le véritable pouvoir qui n’impose rien tirant sa puissance de sa seule existence. C’est à l’invitation de cette dernière, et là encore j’en reste persuadé, que l’humanité a pu évoluer. Simplement parce qu’elle porte la Vie.

Réconcilier les contraires :


Il est temps de réapprendre que la virilité comporte nécessairement une part de féminité, la féminité une part de virilité. La simple observation, il suffit d’y être un tant soit peu attentifs, nous montre que nous sommes naturellement construits selon le principe de complémentarité. Par exemple les structures anatomiques qui permettent de ressentir l’orgasme sont très semblables chez l’une et chez l’autre. Elles ne sont que simplement inversées pour mieux se correspondre. Ou bien encore la Femme fonctionne préférentiellement avec le cerveau gauche alors que l’Homme privilégie le cerveau droit. Ce ne sont là que deux exemples. Cette inversion / complémentarité se retrouve ainsi sur tous les plans bio - chimiques et psycho - spirituels de l’être humain. Cela implique, j’insiste, qu’il n’y ait jamais aucun sentiment de supériorité de l’un sur l’autre, mais que tout se déroule au contraire dans une parfaite égalité engendrée par la prédominance alternée et librement acceptée parce que comprise et intégrée, du Féminin sur le Masculin et du Masculin sur le Féminin, jusqu’à atteindre un parfait, parce que relatif, équilibre entre les deux. C’est ce que certains appellent fort  justement “la cultivation conjointe de l'Homme et de la Femme” et qui peut changer la face du monde. Réconcilier les contraires, c’est donc réveiller l’Homme qui dort en chaque Femme, activer la Femme qui habite en chaque Homme, ou encore développer et harmoniser la Femme ou l’Homme en soi avec l’Homme ou la Femme que l’on est biologiquement, cultiver le Féminin pour compléter le Masculin et cultiver le Masculin pour compléter le Féminin. Pour parler comme les anciens Taoïstes, c’est cultiver le Yin pour compléter le Yang  et cultiver le Yang pour compléter le Yin. Dès lorsque nous aurons réconcilié les contraires et nous ne vivrons plus dans l’état de dissociation schizoïde qui nous est habituel et nous rend agressifs. Apaisés, nous ressentirons un sentiment de plénitude, de complétude avec l’Autre. Nous nous sentirons, en tant qu’individu, partie intégrante d’un couple, qui nous transcende et que nous transcendons et dans lequel les deux partenaires sont indéfectiblement unis  par un ensemble d’interactions réciproques dénuées de toute volition, interactions qui sont simplement celles du Yin sur le Yang et du Yang sur le Yin.

Le Yin et le Yang, le Féminin et le Masculin interagissent l’un sur l’autre dans le non désir. Car ils n’agissent pas sous l’effet d’une quelconque volonté, mais par il est dans leur nature qu’ils agissent réciproquement l’un sur l’autre. Parler de non désir dans la relation amoureuse peut paraître pour le moins paradoxal. Nous arrivons maintenant à ce concept central.  Il ne s’agit pas là de cette ascèse  judéo - chrétienne mortificatoire, antinomique à ma conception des choses. Je ne prêche pas là une forme d’amour désincarnée. L’Homme est un être de chair et d’esprit. Renoncer à l’un au profit de l’autre, c’est une fois de plus violer une des Lois fondamentales de la Nature et s’amputer d’une partie de soi.  Le non désir, ce n’est pas renoncer, si tant est qu’on le puisse vraiment, au désir, en particulier sexuel, en soi. Le désir est chose naturelle. C’est l’indispensable énergie qui nous pousse à la véritable rencontre de l’Autre. C’est une ascèse, étymologiquement exercice, une discipline de Vie de soumission volontaire et libératrice des Lois immuables de l’Univers. C’est l’abandon total de toute forme de rigidité,  d’égoïsme, d’égocentrisme, le renoncement à toute idée de pouvoir,  de tout esprit de possessivité, de toute volonté de transformation de l’Autre selon ses envies. Si tel n’est pas le cas la relation passe fatalement à un fonctionnement maître /esclave, contraire même aux Lois de la Nature. Exemple. Le loup ne décide pas de désirer la louve qu’il couvre. Il la désire elle parce que c’est dans sa nature de désirer une louve selon le modus operandi de son espèce. Il est le mâle, elle est la femelle et chacun joue son rôle tel que défini par la Loi naturelle. Ils n’ont alors nul besoin de réconcilier les contraires. J’ai pris le loup en exemple, mais cela vaut pour toutes les espèces animales. L’Homme n’y échappe pas. Je n’ai pas choisi de désirer puis d’aimer la femme que je désire et que j’aime. Il n’y a là dedans nulle volonté, nul choix, nulle raison particulière qui pourrait le justifier. Il n’y a aucune justification. Je ne désire pas la désirer et l’aimer. Je la désire et je l’aime selon les jeux d’amour qui caractérisent mon espèce. Pourquoi elle plutôt que des milliards d’autres? Simplement parce que la Vie nous fait vivre à l’une et à l’autre ce que nous sommes, ce que nous devons vivre, sans erreur possible, et rien d’autre, tant que nous nous maintenons en dehors de tout interventionnisme. Et notre rencontre n’est pas l’effet du pur hasard. Mais ceci est une autre question que je développerai ultérieurement.

Le non désir est donc simplement ne rien vouloir obtenir d’autre, ou sous une forme différente, que ce que la Vie nous offre à travers celle ou celui avec qui nous entretenons une relation amoureuse. Cet état de non désir implique de facto la culture du non faire, du non dire, du non paraître, de la non résistance, autres principes de la Voie du Yin et du Yang. C’est la souplesse psycho - spirituelle qui permet une constante et parfaite adaptabilité aux transformations des choses, des événements et des êtres. Souvenons -nous que le Femelle et le Mâle ne sont pas des valeurs absolues mais relatives. Elles sont donc mouvantes, variables, dans la fugacité de leurs transformations successives. L’environnement change, les individus évoluent, la relation elle - même ne peut qu’évoluer.  Même une relation d’amour, aussi profonde soit - elle, ne peut restée fixée une fois pour toutes comme un instantané photographique. Je trouve, pour ma part, que ces changements sont une chance infinie que nous donne la Vie. Vouloir en rester au premier stade d’une relation, c’est sans nul doute la condamner à mourir prématurément. Je vais plus loin. Une relation amoureuse peut cesser. L’amour, contrairement à ce que l’on croit à ce moment là, n’en meurt pas pour autant. Il perdure, sous une autre forme, avec un autre être. Il change dans la forme, pas dans l’essence. Et s’il change de forme, c’est que la forme est usée. Alors, il mue, comme un serpent change de peau. Tout simplement. Et dans la nouvelle peau, c’est le même serpent.

Le non désir, c’est aussi le non savoir. Non savoir n’est pas ignorance. C’est au contraire la véritable Connaissance, l’observation objective d’une expérience intime et intégrée des choses, des êtres et des événements dans leur réalité, en dehors de tout à priori, jugement de valeur ou moral, analyse systémique par définition réductrice, mais dans leur globalité. On ne sait jamais rien de l’Amour. Il n’ait pas de définition, d’analyse, d’explication, de justification pour l’Amour. L’Amour est. Comme sont le Ciel et la Terre, l’Homme et la Femme. Sans autre raison que d’être et d’être à vivre. On ne sait jamais rien de l’Autre. S’imaginer que nous savons l’Autre, c’est tomber  dans ce piège mortel qui veut que chacun soit la copie conforme de l’Autre, corresponde à son idéal parfait. Nous ne vivons plus le couple et sa relation que sur le mode intellectuel. Tout n’est plus qu’objet d’étude. Nous analysons, disséquons, classons, les choses. Moi et l’Autre sont alors deux entités non seulement distinctes mais aussi séparées, éloignées l’une de l’autre jusqu’au point de déchirure, jusqu’à la méconnaissance totale. Former un couple véritable et le vivre en devient impossible. Le mental ne perçoit les choses, les êtres, les événements qu’à travers les filtres déformants de ses fantasmes. Nous ne voyons pas l’Autre tel qu’il est réellement mais tel que nous l’imaginons. Et les deux ne concordent pratiquement jamais. Nous ne vivons plus à deux mais à quatre. L’Homme réel et l’Homme rêvé, la Femme vraie et la Femme fantasmée. Nous ne vivons plus avec un être de chair et d’os mais avec une image. La confrontation avec la réalité est par définition frustrante, douloureuse puisque rien n’y correspond à nos désirs. Et nous entrons en guerre plutôt que de regarder l’Autre dans sa vérité. ce qui est la première et indispensable marque du respect qu’il ou elle nous inspire. Non savoir signifie ne rien désirer savoir de l’Autre. Chaque être possède sa part de mystère qui lui confère tout son pouvoir d’attirance et sans lequel il n’y a pas d’Amour possible puisque le mystère de l’Autre, c’est l’Amour lui - même incarné.   

Le non paraître me semble être le corollaire du non savoir. Si le non savoir, c’est ne pas risquer avoir une vision déformée de l’Autre, le non paraître c’est ne rien vouloir être que ce que l’on est réellement. C’est le contraire même du vouloir plaire à tous prix. Lors de la rencontre amoureuse et après, on triche, on maquille la réalité j’allais écrire, comme un camion volé. Il y a dès le départ tromperie sur la marchandise. Je ne me montre pas tel que je suis, mais tel que je veux être et plus encore tel que tu m’imagines, espérant mieux te séduire et mieux te conserver. Évidemment, l’illusion ne dure jamais très longtemps et le retour à la réalité est très souvent douloureux. Je t’aime et tu m’aimes. Tels que nous sommes, des êtres ordinaires. C’est simple. Inutile de chercher  à briller, à étaler son intelligence, sa culture, son savoir, son degré d’élévation personnelle devant Toi. Je ne t’en séduirai pas davantage. Nous savons toi et moi nos forces et nos faiblesses respectives. Par conséquent, méfions - nous de nos forces et cultivons nos faiblesses. Elles sont nos forces véritables quand nous les unissons. Par contre, exposer nos  forces nous conduirait inéluctablement à reprendre cette guerre des sexes à laquelle nous voulons mettre fin entre nous. De la force naît la faiblesse et de la faiblesse naît la force. Ne l’oublions jamais sous peine de mort. Qui est sûr de sa puissance est assuré de sa défaite. Aux yeux du monde, ne faisons pas briller notre amour. Il attirera toutes sortes d’éléments négatifs qui finiront par le détruire. Pour vivre heureux vivons caché dit encore le populaire. A juste titre une fois de plus.  Si nous n’avons pas à le cacher, nous n’avons nul besoin de crier sur les toits ce que nous vivons. Passons inaperçus aux yeux du monde, fondons - nous dans la foule sans nous y perdre, sans nous laisser perturber par les passions du commun, centrés uniquement sur nous - mêmes et ouverts aux autres. Sans chercher à nous justifier d’être ce que nous sommes.

Le non paraître ne va pas sans non agir et non dire. Contrairement à ce que l’on peut penser trop souvent, non agir n’est pas ne rien faire. C’est simplement ne jamais rien faire qui aille dans le sens inverse du Mouvement naturel de la Vie et des ses transformations. C’est ne rien faire qui puisse aller non seulement contre sa propre nature mais aussi et simultanément, ne rien faire qui puisse aller contre la Nature de l’Autre. C’est vivre sa Vie en laissant l’Autre vivre la sienne, sans jamais intervenir et laisser le chemin de l’évolution se dérouler de lui - même. C’est ne jamais ne poser de limite, de ne jamais entraver le développement de l’un et de l’autre. Laissons - nous aller à aimer et à être aimé sans rien faire de particulier pour cela. Il n’y a rien de très remarquable à aimer et à être aimer puisque c’est le lot de tout un chacun. C’est un besoin aussi naturel que la faim, la soif, ou l’envie sexuelle. Rien que de très ordinaire en somme.

On parle toujours trop. La parole est souvent une forme de pouvoir que l’on s’octroie sur l‘Autre. S’il nous faut expliciter, justifier, convertir, c’est pour convaincre si ce n’est pas pour vaincre.  C’est sans doute le meilleur moyen de manipulation mutuelle que nous ayons à notre disposition. “Celui qui sait ne parle pas, celui qui ne sait pas parle.”  Même avec les meilleures intentions du monde, parler, c’est trahir.  Aimer et être aimé est une expérience ineffable donc non exprimable par le langage, sauf, peut être poétique. Celui qui l’explicite, la rationalise, soit la trahit, soit ne sait pas de quoi il parle pour ne l’avoir jamais vécue, autrement que dans le virtuel créé par le mental. Non dire ne signifie pas ne jamais parler. Non dire, c’est exprimer spontanément, en peu de mots, le moins possible, notre ressenti de et dans l’ici et maintenant. C’est par notre spontanéité que nous dévoilons le mieux notre Vérité à l’Autre. Et se mettre le cœur à nu devant l’Autre n’est - ce pas lui démontrer une confiance absolue? N’est - ce pas se rendre vulnérable, donc réceptif, à tout ce qui peut survenir? N’est - ce pas aussi renoncer à à tout calcul, à toute attitude menaçante? Si le silence provoque moins d’erreurs, de malentendus, de non dits que la parole, accepter, cultiver le silence nous évite en premier lieu dêtre noyés sous un flot de paroles où nous perdons notre âme, notre capacité à entendre et à être entendus. En second lieu, pour qui sait l’écouter, il résonne infiniment juste. Le parler à tous prix, caractéristique de notre société psychanalysée, est un non sens dangereux. Il est très difficile de trouver spontanément la parole juste. Celle - ci ne peut naître que du silence. Selon la loi d’engendrement mutuel, la parole naît du silence et inversement. Entre deux êtres, le silence est sans doute possible plus important encore que la parole. Les gens qui s’aiment en parlent tous, de ces instants de silence où l’on a l’impression de fusionner avec l’Autre, d’atteindre une dimension qui nous transcende, dans une compréhension totale et ineffable de soi, de l’Autre et de ce qui nous unit.

Cette aventure passionnante, d’autant plus enrichissante qu’elle est menée à deux est tout un travail de développement personnel et de réalisation de soi. Il n’y a pas de recette. Mais les règles du Yin et du Yang, qui sont autant de principes de Vie, sont à mon sens les repères indispensables, sur ce chemin qui n’est pas toujours facile. Elles me semblent quant à moi, extrêmement précieux pour réussir pleinement cette aventure passionnante dans l’édification d’un couple qui par définition changement mutation construction, destruction, etc... en nous s’adaptant aux mouvements de la Vie et préserver l’essence des choses, des êtres et des événements qui traversent nos existences. Nous nous donnons et nous reconnaissons à autrui le droit imprescriptible au bonheur et à la liberté. Nous nous éloignons à tout jamais des compromis, des préjugés, des à priori, des jugements de valeur et nous nous accordons le  droit de vivre libres, au delà de toute perspective morale, uniquement en fonction de nos seuls véritables désirs. Nous avons pour seul souci de ne jamais nuire ni à soi, ni à l’Autre. Nous sommes capables de comprendre que tout ce qui n’est pas moi, c’est toi et c’est moi quand même, que tout ce qui n’est pas toi, c’est moi et c’est toi malgré tout.  A ce moment là, nous avons réconcilié les contraires, réussi la quadrature du cercle.

Nous comprenons que notre valeur suprême, c’est la Vie,  qui coule en un flot ininterrompu, libre de toute entrave, en perpétuel devenir, indifférente aux formes qu’elle nous inspire. Nous avons réalisé et nous assumons notre nature double, c’est à dire notre identité réelle, notre humanité profonde. Nous n’avons pas d’autre obligation que de la vivre, totalement, à chacune de nos respirations, confiant en son intelligence fondamentale, entièrement abandonnés à ses mouvements, nous suffisant à nous - mêmes, sachant que nous ne pouvons qu’être ce que nous sommes, constamment créateurs de nous - mêmes et réalisant dans notre impermanence l’union du Yin et du Yang, ou du Femelle et du Mâle, ou encore du Féminin et du Masculin, ou encore mieux, de la Femme et de l’Homme. Ce dont nous allons parler maintenant.

François d'Alayrac / 09 janvier 2007



























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23 janvier 2007

LA SUBLIME VOIE DU YIN ET DU YANG III

L’union du Féminin et du Masculin :

La Force vitale fonde et actionne l’Univers selon les mouvements alternatifs intangibles du Yin et du Yang. Du point précis de leur fusion procèdent tous les  êtres vivants sans exception, du plus simple, l’unicellulaire, au plus complexe, l’Homme. Elle assure l’apparition, la croissance, la décroissance, le maintien et la disparition de toute forme de Vie. Ainsi, chacune des dix mille formes ente le Ciel et la Terre participe aux processus vitaux. Chacune d’entre elles, particule yin ou yang de l’Énergie universelle, y participe selon des rites propres à son espèce. Ces rites ne sont qu’une expression particulière des mouvements fondamentaux du Yin et du Yang selon la Loi d’attirance / répulsion mutuelles, laquelle Loi tend à la réalisation de leur union au sein du grand Mouvement vital. Il n’est donc au sein de la Nature qu’une seule et unique activité dans laquelle sont immergés tous les êtres vivants, le grand jeu de l’union du Féminin et du Masculin que l’on appelle généralement union sexuelle. La simple observation permet de constater que partout et en toutes saisons, ce n’est que parade amoureuse. C’est le mariage du cheval et de la jument, de l’abeille et de la fleur, de la brebis et du bélier... Quelqu’un a dit que l’Univers n’est qu’une vaste orgie. C’est manquer là de trop de poésie. Il ne faut donc pas croire qu’il ne s’agit ici que de reproduction. Si tel était le cas, il n’y a aurait sans doute pas besoin de tant de manières! Reproduisons - nous et n’en parlons plus. Au but, tout de suite et basta! Si force nous est de reconnaître que l’activité principale des êtres vivants est la recherche de l’autre sexe pour se reproduire, celle - ci se déroule dans un ballet perpétuel de la séduction. La Nature, spontanément créatrice ne peut, et depuis toute éternité et jusqu’à la fin des temps, faire de l’acte sexuel une œuvre d’art, mise en scène du désir réciproque, dans l’ivresse du jeu de séduire et d’être séduit et de la fusion créatrice de deux amants.  Je dis bien de deux amants. Tous les êtres vivants participent allègrement à cette union universelle généralisée du Yin et du Yang, du Féminin et du Masculin. Une seule et même Force les poussent irrésistiblement l’un vers l’autre sans qu’ils n’y peuvent rien. Unis par cette Énergie, ils sont les parties opposées et complémentaires, indissociables, d’un Tout qui les transcendent tous sans exception. En ce sens la Nature est profondément érotique. Elle est profondément érotique parce que c’est elle qui a inventé les jeux de l’Amour, ce que l’on appelle Érotisme, qui ne sont certainement pas des jeux de hasard. Au contraire tout est y parfaitement réglé selon des lois précises immuables. Rien n’y est du fait d’un simple hasard. Accouplement de libellules, parade nuptiale d’oiseaux, cour du lion à la lionne, de l’Homme à la Femme, tout est d’une beauté transcendante à couper le souffle. Contrairement donc à ce que l’on croit généralement l’Érotisme, n’est pas une invention humaine. L’Érotisme, c’est l’âme même de la Nature. C’est la Vie elle même, dans sa plus belle expression. Et nous touchons ici,  entre Ciel et Terre, à  la racine même du Sacré, au Sacré lui - même. 

L’Homme, quoiqu’on puisse en dire parfois, n’a finalement d’autre destin que de participer joyeusement à ce grand jeu universel du Féminin et du Masculin, comme tous les autres êtres vivants et suivant des rites qui n’appartiennent qu’à lui. Cependant, sur ce plan là aussi, il est encore une créature à part. En effet, les animaux sont soumis à une codification de leurs rites amoureux  à laquelle il ne leur est pas possible d’échapper. Autant que l’on sache d’ailleurs, ils visent essentiellement à la reproduction. Il est intéressant de noter du reste que que plus le degré d’évolution de l’espèce est élevé plus les rituels de séduction sont complexes.  Plusieurs choses distinguent l’Homme du reste de la Création. Tout d’abord, il est doué d’imagination. Il peut donc varier à l’infini toutes les partitions des jeux de l’Amour et en inventer de nouvelles. Il ne se contente pas de copuler pour se reproduire. Il y recherche aussi, et surtout, le plaisir.  Depuis la plus haute Antiquité il a toujours recherché les meilleures méthodes contraceptives pour jouir en évitant de faire un enfant. Enfin, il peut hisser le Sexe à sa dimension la plus élevée, l’Amour et ainsi se transcender lui - même. Les traditions orientales d’ailleurs, Tantrisme et Taoïsme, ont fait de l’Énergie sexuelle une des voies de développement et de réalisation de soi, contrairement aux religions occidentales qui la condamnent sans appel.

Les religions qui pour la plupart interdisent la pure jouissance à leurs adeptes sont criminelles. Elles les amputent, à mon sens, de ce qui fait leur humanité. Où sont la Vie et sa beauté dans de tristes coïts qui ne laissent qu’un goût de frustration, source d’angoisses et de névroses? Où est la joie dans la continence forcée qui rétrécit le champ de la conscience? Où est le simple plaisir de vivre sous une ceinture mentale de chasteté? Faire l’amour, jouir, sont une nécessité naturelle à laquelle souscrivent toutes les créatures vivantes. Il n’y a donc aucune raison valable que l’Homme s’y soustrait. Il n’y a pas d’opposition entre satisfaction sexuelle et développement de soi, bien au contraire. Le plaisir sexuel en est une condition sine qua non.

Il nous faut absolument devenir conscients que les relations entre Femme et Homme ne pourront pas se pacifier que s’ils modifient leurs conception et donc leur pratique de la sexualité. Tout se joue  au lit, le populaire a raison. La sexualité humaine ne peut pas être résumée à une simple affaire d’organes et d’hormones. L’acte sexuel n’est  pas un simple processus bio - chimique. C’est une source de bonheur infini, euphorisant naturel indispensable au bien être des individus. L’activité sexuelle est naturelle et doit être pleinement accomplie hors des  des lois morales, religieuses, philosophiques, des normes sociales. La Nature est amorale. En son sein, il n’y a que liberté et spontanéité dans le cadre de ses règles immuables dont le respect assure santé, équilibre, harmonie, longévité, bonheur, développement, et la liste n’est  pas exhaustive. Et sans doute est - ce en partie à travers elle que l’être humain peut réaliser son destin. C’est avant tout une expérience de Vie qu’il est impossible de décrire mais qui est sans doute possible la plus forte, la plus belle de toutes qui nous soit donné tant nous y participons  à l’union du Ciel et de la Terre, du Soleil et de la Lune, de la nuit et du jour et cela à l’infini dans le gigantesque et perpétuel orgasme universel. C’est une expérience méditative qui peut transcender la conscience. Cette douce et violente attirance de deux corps et de deux esprits esprits l’un pour l’autre, doit être l’objet de tout nos soins et de tout notre respect quand elle brûle les ventres et nous pousse hors de soi vers l’Autre.

Comme le dit joliment Osho Rajneesh, le Sexe est la graine et l’Amour est la fleur. Ou encore, le Sexe est le plomb et l’Amour est l’or, la pierre philosophale étant là encore le cœur humain. Celui ou celle qui n’est que sexuel ne peut pas aimer. Son amour est un simulacre, une exploitation de l’Autre pour son plaisir. Au cours de l’union sexuelle nous pouvons jouer cette cette merveilleuse partition à quatre mains pour transformer le Sexe en Amour. Selon les règles taoïstes anciennes, la Femme et l’Homme ont chacun leur rôle à jouer dans cette transmutation des Énergies yin et yang. A l’Homme de maintenir son excitation le plus longtemps possible sans rechercher son plaisir immédiat sans crainte de perdre sa précieuse érection que de toutes façons, il retrouvera. Dans toutes les confidences féminines que j’ai pu recueillir, cette angoisse de l’érection nuit au plaisir féminin qui a besoin de bien autre chose qu’une simple érection / pénétration pour exploser. Trop concentré sur son phallus, il perd toute attention au plaisir de sa partenaire. Persuadé ne plus pouvoir jouir s’il n’a plus d’érection, il se dépêche d’éjaculer, confondant au passage éjaculation et orgasme. Dès le début de l’acte sexuel, il doit maîtriser son impatience, contrôler son envie de pénétrer sa partenaire et de jouir tant qu’elle - même n’est pas avancée sur le chemin de son orgasme. Il doit savoir qu’elle met plus de temps que lui à atteindre la jouissance. La Femme, elle, doit prendre conscience non seulement de ses organes sexuels, mais aussi de toutes ses zones érogènes et au delà avoir un rôle d’éducatrice. Les textes anciens mettent constamment en valeur ce rôle d’instructrice. Je vous renvoie “Au sublime discours de la fille de candeur”. Et je suis persuadé que l’humanité a fait un pas de géant sur le chemin de l’évolution, lorsque la Femme a appris à l’Homme qu’elle était elle aussi capable de plaisir et comment il peut lui en procurer. C’est ce j’appelle le passage de la sexualité du pithécanthrope à celle de l’homo sapiens.

S’unir physiquement et régulièrement à l’Autre, c’est s’en imprégner et réaliser l’union du Féminin et du Masculin, l’union réputée à tort impossible de l’eau et du feu, confiants et sans crainte vis à vis de l’Autre, sans intervention de l’ego, sans rien rechercher de particulier, dans un processus d’échange qui nous met à l’abri de tout déviationnisme psycho -sexuel, origine de la plupart de nos maux physiques et psychiques car  les problèmes et les complexes sexuels disparaissent, les relations entre physique, mental et spirituel s’harmonisent.

Quand le Sexe a été transformé en Amour, l’acte sexuel est un moyen de s’élever mutuellement mentalement et spirituellement. L’Homme est le Ciel yang et la Femme la Terre yin. Comme le Ciel couvre la Terre et la fertilise, l’Homme couvre la Femme et la féconde. Comme la Terre accouche du Ciel, la Femme accouche de l’Homme. De là naissent les Dix mille êtres. Et je ne me limite évidemment pas ici au seul domaine de la procréation. Je ne me situe même pas sur ce plan là. L’acte sexuel est destiné à une très haute fonction que ni science ni médecine ne pourront probablement jamais découvrir, quantifier, analyser en laboratoire. Et pour ma part, c’est tant mieux que ce mystère reste inexpliqué. N’en déplaise aux Masters et Johnson de tous poils. Je veux dire en cela qu’en donnant naissance aux Dix mille êtres, nous renaissons à nous - mêmes, nous faisons renaître l’Autre à lui - même. Car lorsque le Féminin et le Masculin s’unissent dans et pour une réconciliation sans arrière pensée, l’Homme et la Femme n’y sont plus que le catalyseur des énergies de l’Autre, dans une transformation réciproque et un engendrement mutuel, dans l’alternance harmonieuse de la croissance / décroissance de l’Un et de l’Autre. Dans un processus de création et de re - création de soi, les polarités s’inversent. Se stimulant l’un l’autre, le Masculin devient le Féminin et le Féminin devient le Masculin dans l’opposition et la complémentarité, immergés dans le mouvement universel du Yin et du Yang universels.

L’orgasme n’est plus alors un banal plaisir de la chair mais il atteint une autre dimension. Il est infiniment plus valorisant pour l’individu. Il est bien plus puissant et  disparaît le célèbre post coïtum aninalus tristus, cet état de fatigue, voire dépression qui succède trop souvent à l’explosion violente mais brève de l’éjaculation. L’expression “faire l’amour” prend alors tout son sens car il y a eu véritablement échange, partage, fusion totale entre le Féminin et le Masculin. On atteint alors le point exact où le Yin et le Yang sont exactement au même niveau dans leur double mouvement de monté et de descente, instant d’inversion fulgurante des polarités. Quand ainsi au pic orgasmique, les eaux féminines se répandent  tandis que le feu de l’Homme explose, nous parvenons au stade ultime de la conscience soi.

Dans le monde du vivant, l’union de la Femme et de l’Homme, l’acte sexuel humain, est la forme la plus accomplie, la plus subtile de l’union créatrice du Yin et du Yang. Une activité sexuelle harmonieuse participe sans conteste à la grande harmonie universelle. Point d’orgue de la relation entre les deux sexes, c’est une expérience fondamentale hors de l’espace et du temps, hors de la puissance de l’Égo dans la reconstruction de notre ancien androgynat. C’est en faisant l’amour que nous sommes placés dans l’ici et maintenant du Réel transcendant qui se situe et nous replace dans l’ordre de la Nature. En cela nous dépassons largement le simple cadre de la simple nature humaine copulante mais nous embrassons le Cosmos tout entier. Pratiquant l’Art de l’Amour  en faisant faire appel à tous leurs sens et à leur imagination au cours de leurs parades et de leur accouplement pour parvenir à l’harmonie parfaite entre Féminin et Masculin, les deux amants sont plus que jamais au cœur de la beauté intrinsèque de la Vie, créent la beauté intrinsèque de la Vie, sont la beauté intrinsèque de la Vie. Alors qu’importent la forme des corps, leur poids, leur âge, les traces indélébiles de leur histoire etc... Ils sont beaux. Nécessairement beaux à eux - mêmes et au monde. Rien que pour cela...

François d'Alayrac / 23 janvier 2007

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24 janvier 2007

L'Ève Anaissance L'Ève Anaissance

Mon dernier recueil de poèmes l'Ève Anaissance :

http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre4696.html

F.d'Alayrac

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25 janvier 2007

Livré à votre sagacité.

Livré à votre sagacité.

“Parmi elles (les modalités d’expression artistiques) il semble cependant que ce soit encore l’écriture poétique qui en témoigne le mieux. Le poids des mots dont elle use, leur agencement, le rythme qui s’en dégage et la musique qui en habite même les silences permettent d’entraîner chacun, à n’importe quel âge de la vie et sans qu’il en ait conscience, vers ces zones obscures de son être, celles où il soupçonne et découvre que gît une attente, un désir insistant,, inassouvi, auquel serait enchaîné un espoir têtu et toujours à vif. Elle démontre que nous serions, tous sans exception, naturellement soumis à une véritable fascination pour cet “encore inconnu” qui ne cesse de nous héler et que nous vivons comme une promesse, sinon comme un dû.

(Note 1) : Il faut noter que ceux qu’effraie le poids des mots n’en passent mais pallient leur surdi - mutité par l’investissement massif et quasi exclusif de la musique. Ce n’est certainement pas par hasard que la musique, quelqu’en soit la forme, rencontre aujourd’hui, auprès d’un public dont le champ lexical ne cesse de s’appauvrir, un succès aussi considérable. Quand on sait que seule la richesse lexicale est susceptible de faire obstacle à la violence, on comprend différemment le cas de ce musicien qui, ayant pourtant tué la femme qu’il aimait, n’a cessé depuis de hurler son amour pour elle.”

Aldo Naouri - Aldutères Edts O. Jacob

Édifiant, non, quand on y pense? Voilà qui ouvre de sacrés débats.

F.d’Alayrac

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