17 juin 2007
LES CINQ MOUVEMENTS
DÉFINITION
Avec celle du Yin et du Yang dont elle découle, la théorie des Cinq Mouvements forme le contenu essentiel de la Médecine Traditionnelle Chinoise et explique l’alchimie qui préside à la fabrication des élixirs floraux, comme nous l’avons vu précédemment. Elle définit et explique les analogies entre l’Homme et la Nature, entre les phénomènes naturels et ceux de l’activité vitale humaine. Appuyée sur le concept de “l’Homme conforme au Ciel”, elle met en évidence l’unité de l’Univers, l’indivisibilité de l’Homme et l’unicité du lien qui les unit. Les Cinq mouvements sont tout à la fois cinq états dynamiques de l’Énergie, la structure de la Vie, l’organisation de cette structure, les cinq forces qui l’animent selon des lois précises et intangibles.
De la perpétuelle transformation dynamique du Yin et du Yang naissent :
dans le Ciel, les six Énergies climatiques, Vent, Chaleur, Tiédeur, Froid, Sécheresse, Humidité,
sur la Terre, les Cinq mouvements, yin ou yang, liés à la Terre et au Ciel :
le Bois, yang de yin
le Feu, yang de yang,
la Terre, au centre qui nourrit les autres Mouvements de son Yin,
le Métal, yin de yang,
l’Eau, yin de yin.
Les Cinq mouvements sont tout à la fois :
Une méthode de classification logique, rationnelle et universelle des choses et des phénomènes en fonction de leurs caractéristiques énergétiques, de leurs fonctions, de leur forme.
Cinq états particuliers de l’Énergie générés par la croissance / décroissance du Yin et du Yang.
Cinq états de la matière animés par la phase énergétique qui leur correspond.
Cinq catégories d’éléments unis par leurs analogies énergétiques, coexistant dans un système de relations mutuelles, dynamiques dans lequel chacun, transformateur d’Énergie est à fois stimulateur et régulateur.
Enfin, ils sont l’expression de la Vie dans ses formes et dans les mouvements animant la Forme.
En conclusion, les Cinq mouvements sont cinq catégories de manifestations terrestres, cinq catégories de phénomènes vitaux liés aux saisons.
CARACTÉRISTIQUES GÉNÉRALES
Le Bois :
Yang de yin, c’est l’élément végétal correspondant au printemps, période de germination, de renaissance, de remise en mouvement. Il symbolise la croissance, la souplesse, l’impulsion vitale, le libre mouvement, il se courbe, se redresse, s’étend. Il s’applique à tous les processus de croissance, de réalisation, de déclin.
Le Feu :
Yang de yang, élément aérien, il symbolise l’ignition, la combustion, la sublimation, la magnificence. Il produit de la chaleur, s’élève, réchauffe. Il symbolise toutes les activités dynamiques.
La Terre :
Yin, élément solide de concrétisation, elle correspond aux intersaisons dont la plus importante se situe entre été et automne. Pilier central du système, elle nourrit, équilibre, dynamise et limite les autres Mouvements par son Yin. Elle produit et transforme les Mille choses, transporte les liquides, les nutriments, les autres Mouvements. Elle représente toutes les fonctions de soutien, toutes les fonctions matricielles.
Le Métal :
Yin de yang, élément minéral, il correspond à l’automne, il symbolise la cristallisation, la sénescence. Caractérisé par la dureté, la rigueur, mais aussi la souplesse, la malléabilité, il tranche, élague, restreint, mais aussi rassemble, collecte, ramène à l’essentiel. Il concerne plus particulièrement la force, l’endurance, la résistance, le sursis.
L’Eau :
Yin de yin, élément liquide, elle correspond à l’hiver, symbolise le délitement, la liquéfaction, la déliquescence. Elle descend, stagne, humidifie, s’accumule, thésaurise. Elle exprime toutes les fonctions de fécondité.
RELATIONS
Engendrement mutuel :
Ou Relation de la Mère au Fils, ou cycle Tcheng. Chaque Mouvement engendre celui qui le suit en lui transmettant son énergie yin ou yang. De même il est engendré par celui qui le précède, dans un cycle immuable et sans fin. Ainsi :
Le Bois engendre le Feu, le bois est nécessaire à la combustion, à la production de feu.
Le Feu engendre la Terre, le feu produit la cendre.
La Terre engendre le Métal, la cendre contient les minéraux.
Le Métal engendre l’Eau, sous l’effet du temps et ou de la chaleur, le métal se liquéfie, se dissout.
L’Eau engendre le Bois, sans eau, il n’y a pas l’humidité qui fait germer la graine.
Domination réciproque :
Ou Relation du Vaincu à l’Invaincu. Chaque Mouvement, par son énergie contrôle et limite celui qui suit son fils et est contrôlé et limité par celui qui précède sa mère. Ainsi chacun peut, harmonieusement, croître en recevant l’énergie de sa mère et décroître en transmettant son énergie à son fils. Le cycle Ko est un système régulateur dans lequel chaque mouvement est contrôlé et contrôle. Le vaincu n’y est jamais abattu mais seulement diminué. Ainsi :
L’Eau éteint le Feu.
Le Feu fait fondre le Métal.
Le Métal coupe le Bois.
Le Bois se nourrit de la Terre.
La Terre absorbe, endigue l’Eau.
Régulation / transformation :
Par cette double relation d’engendrement et de domination qui ne sont qu’un processus de transformation de Yin en Yang et inversement et d’opposition mutuelle entre le Yin et le Yang, chacun des Cinq mouvements est en relations avec les autres dans un processus de régulation et de transformation. La domination régule l’engendrement qui engendre la domination. Ce cycle perpétuel de croissance et de décroissance engendre et organise la Manifestation, la maintient dans un état d’équilibre nécessairement relatif. L’engendrement régule la domination qui contrôle l’engendrement. Ainsi, les Dix mille choses apparaissent, se développent, coexistent, évoluent dans l’ordre de la Nature. Cette harmonie est cependant perturbée par des situations d’excès ou d’insuffisance.
Excès :
La mère croît exagérément. Elle ne peut plus décroître normalement et nourrir son fils.
Le fils croît exagérément, il se retourne contre sa mère, il blesse sa mère.
Le dominant croît exagérément. Il domine excessivement son dominé. C’est une situation de conquête.
Le dominé croît exagérément. Il se retourne contre son dominant. C’est une situation de révolte.
Insuffisance :
La mère décroît exagérément ou croît insuffisamment. Elle ne peut plus nourrir son fils.
Le dominant décroît exagérément ou croît insuffisamment. Son dominé se rebelle et le domine à son tour.
De la perpétuelle transformation dynamique du Yin et du Yang naissent :
dans le Ciel, les six Énergies climatiques, Vent, Chaleur, Tiédeur, Froid, Sécheresse, Humidité,
sur la Terre, les Cinq mouvements, yin ou yang, liés à la Terre et au Ciel :
le Bois, yang de yin
le Feu, yang de yang,
la Terre, au centre qui nourrit les autres Mouvements de son Yin,
le Métal, yin de yang,
l’Eau, yin de yin.
LA VIE
“La Vie n’est qu’une simple continuité des transformations de l’Énergie dans un cycle perpétuel d’apparitions et de disparitions.”“La Vie n’est qu’une simple continuité des transformations de l’Énergie dans un cycle perpétuel d’apparitions et de disparitions.”
Deux forces, deux Énergies fondent et animent l’Univers, l’Énergie du Ciel ou Yang originel, Yuan Yang, et l’Énergie de la Terre ou Yin originel, Yuan Yin. Tout ce qui est manifesté procède donc de ces deux principes.
La Vie est le résultat inévitable, inéluctable du mouvement fondamental du Tao lorsqu’il se divise en Yin et Yang. Elle a donc deux racines, le Ciel et la Terre. Procédant de l’Énergie originelle, elle en est la manifestation la plus légère, la plus subtile, la plus mouvante, la plus changeante, la plus variée dans ses formes.
Lorsqu’elle se concentre au point fusionnel de l’équilibre parfait du Yin - Yang, la Forme qu’elle anime apparaît. Lorsque ce point est rompu, la Substance disparaît et l’Énergie se disperse. Toute manifestation vitale, de l’unicellulaire au plus complexe, n’est possible que si la Matière dense et lourde du Qi est animée par l’Énergie subtile et légère. La Vie se déroule ainsi, non pas de façon linéaire mais cycliquement, logique, cohérente, rationnelle, soumise aux Lois cosmiques qui sont siennes et exprimées dans leurs aspects élémentaux.
Par une relation d’engendrement mutuel, la Matière procède de l’Énergie et l’Énergie de la Matière. Par une relation d’opposition réciproque, elles s’équilibrent. La Matière est yin et l’Énergie est yang. La Matière émane de la Terre et l’Énergie du Ciel. La Forme est la Demeure de l’Énergie et l’Énergie est le Maître de la Forme. Dans tout processus manifesté, Énergie et Matière coexistent ainsi nécessairement. L’une ne peut exister sans l’autre et inversement parce qu’elles s’engendrent perpétuellement l’une et l’autre. Ce sont le deux facettes d’une même réalité. Cette loi est vraie pour l’Univers tout entier comme pour la plus infime de ses manifestations.
La Vie n’est possible que si tous les composants sont présents. A ce niveau là, nous pouvons évoquer le principe bio - chimique du facteur limitant. L’ensemble de l’Univers / organisme, matrice de tous les organismes vivants, aussi rudimentaires soient - ils, ne peuvent fonctionner que si chacune de leurs parties est présente, en harmonie avec le Tout et chacune des parties du Tout. C’est l’Énergie, la Vie qui donnent au Cosmos, son unité, sa cohérence, son harmonie. Mais que l’un des éléments manquent ou soit disharmonique, et c’est l’ensemble qui, déséquilibré, ne plus fonctionner. Le phénomène vital, nécessairement universel, est donc extrêmement fragile et cependant indestructible. En effet, et à tous les niveaux, l’Énergie, la Vie ont leurs propres mécanismes pour rétablir l’ordre si tant est que rien n’intervienne dans le cours normal des événements, mécanismes d’auto régulation que l’on appelle en médecine homéostasie.
La Vie se manifeste par toutes les formes et toutes les structures qui apparaissent et disparaissent dans le monde visible, en revêtant et quittant leur aspect matériel. Elle se déploie dans le monde visible, dans le monde de l’Ayant forme à la naissance. Elle se retire de l’Ayant forme pour retourner au Sans forme, à l’Invisible, à la mort. Ce cycle perpétuel d’apparition / disparition est une manifestation spontanée du Mouvement vital qui génère et anime le monde des formes et chaque forme le contient. Il n’y a pas de structure sans vie. Le Visible contient l’Invisible et inversement. L’un est la racine de l’autre. Entre le Sans forme et l’Ayant forme, il existe un état intermédiaire où s’exprime le désir d’être dans le Visible, préexistant à la conception et à la naissance. Entre l’Ayant forme et le Sans forme, il existe également un état intermédiaire où s’exprime le désir d’être dans l’Invisible, de perdurer sans forme au delà de la disparition de la forme individuelle et individualisante. C’est par elle que l’on est d’abord et généralement conscient de soi même, forme accessible directement par l’observation de la visibilité. Ce désir d’une autre forme de conscience est connue parfois dès le monde manifesté par l’expérimentation contemplative.
Si, quand on les observe, la Vie et ses multiples manifestations apparaissent soit comme un miracle, soit comme un mystère ou encore plus sûrement comme les deux à la fois, elles ne sont cependant pas, comme certains ont pu le concevoir, le fruit d’un hasard incompréhensible, voire d’un accident, au cours d’une évolution que nul ne peut expliquer, illogique, irrationnelle. Elles sont la conséquence inéluctable du jeu de l’Énergie universelle et des Énergies élémentales au cours de leur processus dynamique de transformation au sein du Vide médian. Les Énergies universelles yin et yang génèrent la Vie, les Énergies élémentales organisent ses manifestations en cinq états particuliers de l’Énergie et de la Matière, aux caractéristiques particulières et aux fonctions spécifiques à chacun, de façon cyclique, favorisant l’apparition et le maintien de la Vie en un point précis et fragile d’équilibre au cours des processus de croissance / décroissance du Yin et du Yang. Le phénomène vital primordial dont les Dix mille êtres procèdent, se développe selon les lois d’engendrement, de domination et de régulation / transformation des Cinq mouvements. Tant que ces lois sont respectées, la Vie est harmonie. Dès lors qu’une d’entre elles n’est plus honorée, la disharmonie s’installe et le cours logique, naturel, nécessairement évolutif de la Vie est entravé. La Forme souffre et meurt, la Matière disparaît tandis que l’Énergie se disperse. Nous sommes encore dans le cadre de la loi du facteur limitant. C’est tout ou rien pour que la Vie soit possible. Toutes les parties doivent agir ensemble, dans l’unité et selon les lois naturelles. Elle ne peut correctement se manifester autrement, de façon cyclique, dans une dynamique d’expansion et de progression perpétuelles. Au sein du Vide médian, elle s’élève de sa racine terrestre yin vers sa cime céleste yang. C’est la forme la plus subtile, la plus évoluée, la plus accomplie de la manifestation du Tao au sein d’une Création qui lui est indispensable pour apparaître, se maintenir se développer et qu’elle anime.
La Vie procède du Mouvement originel, nous l’avons bien compris. La Vie elle - même est mouvement. L’essence de la Vie, c’est le mouvement. L’immobilisme, c’est la mort. Et s’il est une chose extraordinaire à observer, à ressentir, au coeur même de la Manifestation, au coeur même de l’Homme, c’est bien que rien jamais n’y est immobile, que tout est perpétuellement animé par le Mouvement fondamental, aux multiples formes mais intrinsèquement unique. C’est le Mouvement primordial de la Vie dont nous pouvons, avec un peu d’attention, ressentir n’importe où, n’importe quand, les subtiles pulsations. Pourtant, il donne si peu l’impression d’exister que nous n’en avons généralement pas conscience. Pourtant, il existe partout, jusque et y compris dans le royaume de l’apparemment inanimé. Dans l’Étendue sous le Ciel, il concerne absolument tout ce qui est créé. Tous les êtres vivants sont conçus, naissent, croissent et décroissent et enfin disparaissent selon ses lois auxquelles nul ne peut se soustraire. Il règle la Vie humaine comme n’importe lequel des autres processus cosmiques, de l’infiniment grand à l’infiniment petit, unissant tout dans une unique entité dynamique en perpétuelle évolution, en incessant devenir. Souple, flexible, adaptable, la Vie dans son mouvement est, au delà du bien et du mal dont elle n’a que faire, nécessairement intelligente, logique, cohérente, portée vers l’expansion, la progression, l’évolution absolument sans limite. Entre Ciel et Terre, elle ne connaît point de repos. Son mouvement génère tous les êtres sans qu’elle les possède. Elle les nourrit sans rien en attendre en retour. Neutre, impartiale, elle ne fait montre d’aucune préférence pour telle ou telle de ses créatures. Elle crée et rien ne peut l’arrêter. Que l’on tente de la bloquer et elle se fraiera un passage pour continuer son oeuvre créatrice. Tout comme le Dao qui l’exhale,elle est indéfinissable. Elle s’exprime par le jeu de croissance du Yin et du Yang. C’est elle l’inspir et l’expir du Souffle originel. C’est ainsi que, générant la forme, elle l’anime sans cesse, sans que rien ne soit jamais fixé, définitif, mais toujours en perpétuel devenir. Nous pouvons facilement ressentir son mouvement, nous les êtres humains par deux de ses manifestations, le cycle de saisons à l’extérieur et l’activité vitale à l’intérieur.
Chaque saison est une concentration d’Énergie yin ou yang. Le passage de l’une à l’autre en représente l’alternance dans leur incessant processus de monté et de descente, structuré selon les immuables principes des Cinq mouvements auxquels chacune d’entre elle est liée. Ainsi le Printemps est lié au Bois, l’Été au Feu, l’Automne au Métal, l’Hiver à l’Eau, les Cinquièmes saisons à la Terre qui porte et nourrit de son Yin les quatre autres.
Au Printemps, saison de renaissance, d’engendrement, de renaissance, de réveil des êtres et des phénomènes, le Yang croît. Les plantes sortent de la Terre. L’Homme se doit d’y produire sans rien détruire.
En Été, saison de plénitude, de maturité, de croissance, le Yang est à son maximum. L’Homme doit laisser s’exprimer vers l’extérieur ses Énergies intérieures.
A l’Automne, le Yang descend et le Yin monte. C’est maintenant que l’Homme doit apaiser ses conflits, ses contradictions, purifier son Énergie, stocker ses acquis, engranger ses expériences.
En Hiver, le Yin est maximum. La Nature, les choses et les phénomènes s’endorment. La Terre ne produit plus. Elle garde en elle les germes de toutes les formes de Vie ultérieures. L’Homme lui aussi ne doit maintenir qu’une activité minimum. C’est la saison du repli, de la prise de recul, de la méditation.
Rien de ce qui se meut dans le Vide médian ne peut échapper au cycle circadien. Il est vraiment le cycle fondateur de toute Vie sur notre planète. Chaque saison est une concentration d’Énergie. Lorsqu’elles sont parfaitement équilibrées dans le monde de la forme, ce sont elles qui forment et transforment toute forme de Vie. La Vie humaine, tant extérieure qu’intérieure, est donc soumise aux rythmes saisonniers. Elle en dépend complètement.
Nous vivons donc dans un cadre Espace / temps dont nous sommes une émanation, rythmée par les saisons et qui n’est que la projection des cycles de l’Énergie universelle, le reflet parfait de l’Espace / temps cosmique.
Comme le le verrons plus en détail après, toute notre activité vitale, c’est à dire nos fonctions vitales, physiologiques et psychiques, c’est à dire l’ensemble des Organes dont elles procèdent et qui en dépendent sont liées à la saison en regard. Elles sont également soumises à ce rythme circadien et par lui aux principes du Yin - Yang et des Cinq mouvements.
Toute action opposée aux cycles du Mouvement vital ne peut donc que déboucher sur une pathologie, symptôme du décalage des rythmes individuels par rapports aux rythmes universels. La maladie peut donc être comprise comme une tentative de rétablissement d’une connection correcte. Toute thérapie consiste donc à utiliser les meilleures méthodes de soins pour réinsérer l’individu dans le Mouvement universel par l’action dynamique du remède.
Par conséquent, la clef de la santé, de la croissance, du bonheur, est de s’y abandonner sans la moindre velléité de résistance, dès lors que l’on a acquis, par l’expérimentation, la Connaissance de ses cycles de transformations et que de s’y conformer, ce qui est la suprême Sagesse, permet à chacun de se transcender.
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